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Introduction

[ Vue du centre de Montréal en 1734, reconstitution tri-dimensionnelle, Centre Canadien d'Architecture et Centre for Landscape Research, adapté par Léon Robichaud et Mathieu Bilodeau, Bibliothèque du Centre Canadien d'Architecture  ]

Pour comprendre l’incendie du 10 avril 1734, à Montréal, et le procès intenté contre Angélique, l’historien doit se faire détective ou journaliste afin de reconstituer la suite des événements. Comme la publication de journaux était interdite en Nouvelle-France, votre tâche est d’autant plus complexe, car l’information est dispersée dans divers types d’archives.

L’historien doit accumuler tous les indices qu’il trouvera à travers différentes sources archivistiques qui ont été précieusement conservées. Il déchiffrera l’écriture du greffier qui a transcrit les dépositions des témoins et les interrogatoires de l’accusée; feuillettera les rapports d’huissiers et la correspondance des autorités coloniales; lira le journal d’une religieuse hospitalière ou encore se penchera sur les dépositions des personnes arrêtées pour vol, ou celles des riches marchands qui ont perdu leurs biens. Toutes ces sources manuscrites, chacune à leur façon, apportent de l’information sur le drame qui s’est déroulé sur la rue Saint-Paul. Chacun de ces témoins a raconté à sa manière ce qu’il a vécu, vu ou entendu, le soir de l’incendie.

Vous devrez prendre minutieusement note de tous les renseignements, si minimes soient-ils, et les confronter au contenu d’autres documents. C’est seulement en décortiquant ces différentes sources que vous, l’historien ou le détective, pourrez reconstituer la journée et la soirée de l’incendie.

Pour reconstituer les événements, vous devrez vous arrêter aux faits et aux gestes, et surtout aux paroles d’Angélique, à celles des témoins de même qu’au contenu des dépositions pour pertes et pour vols.